Comment la thérapeute devint sexologue ? -

Comment la thérapeute devint sexologue ?

Comment la thérapeute devint sexologue ?

Les clients ont beaucoup d’imagination

 

Franchement, dans quel cas prendriez-vous rendez-vous dans un Institut de soins naturels qui propose

–  de l’accompagnement alimentaire ;

– des massages énergétiques chinois « Tui-Na » ;

– et de l’écoute psycho-physiologique ? C‘est le nom d’une des méthodes issues des neurosciences que j’utilisais en psychothérapie et que j’utilise encore en consultations.

Oui, l’alimentation pour le bien-être du corps et donc de l’esprit, les massages énergétiques pour dénouer les blocages émotionnels, et les neurosciences pour classer son passé et choisir son avenir personnel et professionnel.

J’étais un peu fière de la belle annonce parue dans le bulletin municipal pour présenter le démarrage de mes activités dans la ville. Aujourd’hui, vous avez une petite idée de ces méthodes qui aident à soulager le trou de la Sécu. Mais il y a 25 ans, c’était très nouveau. Nouveau, et … tentant, … attractif même. Enfin, c’est ce que je compris lors des premiers appels téléphoniques.

[Cet article traitant de phénomènes subtiles, il est recommandé de ne pas en interpréter le contenu avant d’avoir bien lu et compris chaque mot.]

Massage complet ?

– Line Clair, bonjour.

– Bonjour Madame. Je suis intéressé par vos massages énergétiques chinois. Est-ce que ce sont des massages complets ?

– Oui Monsieur. Le massage traditionnel chinois est complet. Nous rééquilibrons l’énergie qui circule dans les méridiens de la tête aux pieds ….. Il faut compter entre une heure et une heure trente. La séance commence et se termine par un échange verbal pour comprendre ce que vous recherchez puis accueillir votre ressenti après le massage.

– Et … est-ce que vous faites les finitions ?

– Vous voulez dire ?

Il raccroche.

Zut, j’ai répondu une bêtise ! Que voulait-il dire ? Pourquoi a-t-il raccroché ? Qu’ai-je dit de mal ? Ai-je trop parlé ? Qu’entend-il par finitions ? Je consulte mon dictionnaire encyclopédique Larousse en 14 volumes. [Nous étions le 7 juin 1993 et Internet Explorer n’est sorti qu’en 1995 ! ]. Pas de définition spéciale pour finitions

L’appel suivant interrompt ma cogitation.

– Allô, bonjour Madame, j’ai une décision importante à prendre et je voudrais me détendre auparavant. Êtes-vous disponible aujourd’hui ?

– Oui Monsieur, préférez-vous 13h00 ou 16h00 ?

– 13h00 me conviendrait bien.

13h00.

Je fais entrer Marc, déchaussé dans la salle d’attente, pour faire connaissance. Cette pièce, à droite de la porte d’entrée, représente le cerveau droit, la créativité.

Le sol, couvert de jonc de mer tissé en chevrons, par ses irrégularités commence le massage sous la plante des pieds.

Mon Gaveau, quart de queue, ouvre la voie à la dimension mélodique des paroles échangées et soutient ainsi l’expression émotionnelle des défis pour lesquels les clients me rendent visite. Le mur revêtu de sisal crémeux absorbe les sons quand je chante, et intimise les conversations.

– Asseyez-vous où vous voulez, je vous prie.

Le client peut choisir l’un des sièges suivants :

– Fauteuil en cuir marron clair, très confortable, prévu pour encourager les relaxations actives lors des séances d’écoute psychophysiologique inspirées des neurosciences. Les clients y apprennent à connaître, comprendre et déjouer leurs programmes psychiques automatiques donc à trouver de nouvelles réponses aux événements déclencheurs du stress qui les assaille. Ces techniques puissantes et rapides réussissent à la seule condition que le client accepte de prendre sa part de responsabilité dans la solution. Elles sont utilisées en Thérapies Comportementales et Cognitives et en coaching, privé ou professionnel.

– Fauteuil en osier clair, d’inspiration campagnarde, plus raide ;

– Chaise en métal tressée, vert pâle, carrément raide ;

– Tabouret blanc du piano sur lequel je m’assois en général.

En couple depuis 10 ans, avec une épouse qu’il respecte, Marc, se sent délaissé depuis qu’ils ont adopté trois enfants boliviens. Trois enfants d’un coup, deux frères et une sœur, c’est beaucoup. Il est architecte et court 1/2 heure chaque matin au Parc de la Tête d’or.

Le Parc de la Tête d’Or, 105 Hectares en pleine ville de Lyon, un lac, un jardin botanique, une superbe roseraie où les mariés immortalisent le jour de leur union, un zoo… Les parents et les grands-parents des villes alentours emmènent volontiers leurs enfants passer une journée au Parc.  De longues balades, sous des arbres rares avec leurs noms affichés à leur pied, un arrêt à la buvette des cygnes le long du lac, la visite de la serre aux palmiers géants, des éléphants, girafes et autres animaux exotiques, les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics …  Que de souvenirs magiques. Et puis Guignol, le théâtre de Guignol en plein air, la marionnette lyonnaise qui a fait le bonheur de nos arrière-grands-parents, grands-parents, parents, et qui réjouira nos enfants voire leurs petits-enfants. Le franc-parler populaire de Guignol et de Gnafron, son fidèle compagnon, sont des ravissements. Revivre l’enfance de ma mère alors qu’elle me donne la main pour écouter le Guignol de sa jeunesse est un voyage dans le temps dont je garde un délicieux souvenir.

– Le massage est-il habillé ou déshabillé ?

– Comme vous voulez. Le massage chinois que je pratique est traditionnellement reçu habillé mais le massage inspiré de la Gestalt thérapie est reçu le corps nu. Donc, c’est comme vous préférez. Dans tous les cas, le but est de détendre le corps et d’écouter ce qu’il a à vous dire.

– Mais je serais gêné d’avoir une érection.

– Ne vous inquiétez pas, ça peut arriver au cours du massage parce que les occidentaux associent malheureusement toucher et sexualité, mais ma pratique ne sert pas à exciter. Une fois relaxé, vous pouvez vous sentir tonifié, mais il n’y a aucune raison de réveiller votre désir sexuel. Vous pouvez rester habillé, ou si vous préférez vous déshabiller. Pour être plus à l’aise, vous placez une serviette sur votre sexe, et la pudeur est sauve.

Il choisit le massage déshabillé. Je lui tends une serviette et l’invite à se préparer dans la salle de soins. Il s’allonge. Je le rejoins.

J’entre en ondes alpha. Autrement dit, je ferme les yeux pour mieux ressentir dans mes mains le langage du corps du client. Je commence sans toucher, à 5-10 cm de la peau, je perçois les désordres, les zones plus ou moins chaudes, plus ou moins denses, plus ou moins contractées, …

J’effectue le massage, sans réfléchir, en suivant les chemins que m’indique son corps. Nous avons appris une technique à l’Institut de Médecine Traditionnelle Chinoise. Mais elle colle tellement à la réalité du fonctionnement corporel, que je n’ai jamais fait d’effort pour la mémoriser. La prise des pouls, les respirations, les soubresauts de son corps, les stases (immobilisations énergétiques) le long des méridiens … dirigent mes mains et dictent à quelle profondeur, à quelle vitesse et dans quel sens elles doivent se mobiliser.

Le moment est venu de masser l’autre côté.

Je me « réveille ». Bien sûr que je suis consciente de tout ce qui se passe, mais j’ai en même temps l’impression de voyager, d’être téléguidée. Au fil des massages, je verrai de plus en plus précisément, des images du vécu des clients et des clientes se libérer des tensions dans lesquelles elles étaient coincées. Ces images alimentent l’échange post-massage, ou sont accueillies de suite si la personne massée a envie de parler.

Je regarde Marc.

– Voulez-vous vous retourner ?

– Merci, c’était très bien.

Je commence sur la face interne et le sens un peu crispé de ce côté.

– Oui ?

– Vous ne proposez jamais le massage complet, les finitions ?

– Vous voulez-dire ?

– Vous ne terminez jamais le massage par une masturbation ?

[Ah ! ça veut dire ça, finitions me dis-je intérieurement.] Oh non, vous savez, dans le taoïsme, la philosophie qui inspire la médecine traditionnelle chinoise, dont sont issues mes pratiques, on n’encourage pas les éjaculations, même pendant les orgasmes où on dissocie l’émission du sperme à vocation reproductive et la montée du plaisir à vocation de régénération spirituelle.

Et puis, je sais bien que votre but est la détente, mais je suis aussi psychothérapeute pour d’autres clients et nous n’avons jamais de relations sexuelles avec les clients.

– Ah, excusez-moi, c’était pour savoir. Ce n’est pas ce que je cherche.

– Pas de souci. Tout ira bien pour vous.

Et effectivement, tout se termine bien. Je place une serviette chaude sur tout le corps. Nous échangeons verbalement sur nos ressentis respectifs, il se rhabille et s’en va.

La porte refermée, je raccroche le téléphone pour entendre de nouveau les appels.

Les trois jours suivants :

– Est-ce que vous faites les massages complets ?

– Est-ce que vous faites les finitions ?

– Est-ce que … ?

– Est-ce que … ?

Et les femmes ?

Mais pourquoi seuls les hommes m’appellent ? Et les femmes ? Elles ne sont pas stressées, les femmes ? Pourtant  elles en auraient bien besoin les femmes ! [Je compris plus tard, qu’à cette époque les femmes se déstressaient plus volontiers dans les mains d’une esthéticienne.].

Et puis, il n’est pas question que je me prostitue ! Évidemment que je respecte les prostituées qui dévouées au mal être de ces messieurs sont méprisées à tort pour le travail qu’elles effectuent, mais ce n’est pas ma voie.

Soixante ans auparavant, ma mère avait refusé les offres de son employeur qui désirait la mettre sur scène, mais pas seulement. Et comment continuerais-je ma vie ? Quelles traces laisseraient ces pratiques sur mon corps et sur ma conscience ? Trop sensible. Ce n’est absolument pas possible. J’en suis incapable. Même si je le voulais, le taoïsme m’enseigne que ce serait extirper la vitalité de mes clients, or mon rôle est de soigner. C’est inacceptable pour ma famille, pour mon avenir amoureux, pour ma profession et pour la santé de mes clients.

Et puis quelle injustice ! Mais qu’est-ce qu’ils me veulent tous, ces mecs en chaleur ? Et pourquoi moi ? Ils me poursuivent ou quoi ? Et pourtant, je ne porte jamais de parfum, ça affaiblit le système immunitaire !

Je voulais devenir chanteuse mais toute ma famille m’avait encouragée à avoir un vrai métier pour ne pas être obligée de coucher avec le producteur. J’ai donc suivi une formation bien rationnelle afin de ne pas être obligée de vivre de mes charmes. Une fois mon bac + 5 de gestion en poche et quelques années d’expérience professionnelle en région Rhône-Alpes, je suis « montée à Paris » vendre mes capacités intellectuelles pour tenter ma chance artistique en tout bien tout honneur.

Je décroche mon premier rendez-vous avec un recruteur un mardi à 15h00. Diplômes, emplois précédents, … apparemment, je fais l’affaire. A la fin de l’entretien :

– Vous avez un moment ? Il y a juste une boîte à deux pas d’ici.

– Une boîte, la journée ?

– Oui, juste à côté.

Là, mon sang ne fait qu’un tour. Un moment ? En boîte ? Que veut-il dire par là ? J’ai fait toutes ces études pour ne pas avoir à coucher avec les producteurs et c’est le recruteur qui veut me faire passer à la casserole ? Je préfère encore chanter dans la rue plutôt que de me soumettre à ce harcèlement ! Peu importe le statut, au moins, je réalise ma passion ! Vite dit. [Et je ne connaîtrai jamais les vraies intentions de ce recruteur].

A la même époque, la mort de mon père, alors qu’il avalait 13 médicaments différents par jour, m’incite à me former dans toutes les directions susceptibles d’éloigner les maladies et les médicaments.

Professionnelle !

– Mais pourquoi ne vous adressez-vous pas à un salon érotique ?

– On préfère ne pas avoir à faire à une professionnelle.

Au secours ! Je sens la colère monter et troubler mon jugement. Je tente de me rassurer avec mes études et mes diplômes. Trois ans comme consultante et formatrice en entreprise, accompagnant des cadres et des chefs de PME, 5 ans d’études en psychothérapie, 8 ans d’études approfondies de l’alimentation saine, 3 ans de médecine traditionnelle chinoise, et ils me demandent parce que je ne suis pas une professionnelle !

Selon Jacques Fradin, mon Maître en neurosciences, nos émotions destinées à nous faire réagir face à un danger extérieur, sont très souvent trompées par la représentation que nous nous faisons de ce danger. Je continue de m’accrocher à mon parcours et à quelques grands hommes qui l’ont jalonné.

– « L’échec est le fondement de la réussite ». Lao-Tseu (Tao te King : Livre du Tao et de sa vertu)

– « Il se trouvera toujours que le problème lui-même ne se présente que lorsque les conditions matérielles pour le résoudre existent ou du moins sont en voie de devenir. », souvenir de ma licence de sciences économiques, Marx (Contribution à la critique de l’économie politique).

– « La vie n’est que ce qu’on en pense » souvenir de ma licence de philo, Pensées de Marc Aurèle.

Bon, si je veux trouver une solution, il faut que je change la façon d’utiliser mon cerveau. Il faut que j’accepte la réalité de ma vie actuelle comme étant le tremplin d’une compréhension nouvelle et d’un nouveau départ.

C’est indéniable. Les hommes ont un problème sexuel et me demandent de les aider. Et moi, je ne peux pas planter la banque qui m’a fait confiance pour monter le cabinet. Je ne peux pas en parler non plus à ma famille. Qui peut m’aider ?

Je dois m’appliquer à moi-même un des protocoles antistress que je délivre à mes clients face à l’adversité.

Premièrement, respirer.

Deuxièmement, ne pas culpabiliser. Si notre vie est le résultat de ce que nous en avons fait, nous avons tout de même fait du mieux que nous pouvions. Donc la vie nous apporte quelque chose de nouveau à apprendre.

Troisièmement, nous féliciter pour toutes les graines plantées même si les arbres n’ont pas encore porté leurs fruits.

Quatrièmement, apporter de la joie, du bonheur dans notre vie, pratiquer quelque chose qui nous fait du bien pour renforcer notre système immunitaire. Je chante à pleins poumons lors d’un rituel quotidien.

Cinquièmement, demander à notre cerveau de nous apporter des ressources supplémentaires lors de relaxations profondes ou pendant la nuit.

Sixièmement, chercher aussi dans le monde extérieur … Pas eu besoin d’approfondir plus le protocole, la nuit suivante je fais un rêve.

– Allo, Charles, est-ce que je pourrais suivre les cours de la Société Française de Sexologie Clinique ? Je souhaite devenir sexologue.

– Bien sûr Line, en tant que psychothérapeute, tu peux tout-à-fait devenir sexologue.

Charles, pour Charles Gellman, médecin psychiatre, mon superviseur, formateur à l’École Parisienne de Gestalt (psychothérapie du contact), érudit du psychisme humain que j’admire évidemment.

J’appelle donc Docteur Gellman. Il n’est pas né de la dernière pluie et comprend bien la question. Je crois même qu’il apprécie ma démarche. Il m’autorise donc à m’inscrire à la Société Française de Sexologie Clinique. Et c’est lui qui plus tard, m’introduira auprès du Professeur Arvis quand je demanderai de suivre à la faculté de médecine de Tenon, les cours d’Andrologie réservés aux médecins et aux psychothérapeutes sur recommandation de leur superviseur. Oui, il me fallait être certaine que la dissociation taoïste entre orgasme et éjaculation n’était pas contraire à la science occidentale. Rassurée à tous points de vue.

En bref, des hommes ont un problème avec leur zizi. Ils ne veulent pas le confier à une prostituée. Ils sont sensibles à mon approche, alors je vais m’en occuper en tout bien tout honneur. Et je vais leur apprendre comment trouver la bonne conjointe, éveiller son désir et être heureux en amour.

***

Là, 95% des lectrices m’applaudissent.

Rassurez-vous Madame. La sexologie est aussi valable pour les femmes.

Les hommes, d’un certain âge, me suivent aussi. Mais les jeunes, …

– Faut pas charrier. Trouver la bonne conjointe, y a le temps. Dites-moi comment conclure en deux temps trois mouvements et comment durer longtemps au lit. Ça m’ira bien !

D’ailleurs, tous les hommes qui me lisent sont jeunes n’est-ce pas ?

***

In extremis

Mais cela fait tout de même peu d’argent dans les caisses. La fin du mois approche. Il faut payer le loyer. Je gagnerais plus si j’acceptais. Suis-je trop orgueilleuse ? Je pleure. Par hasard, si l’on croit au hasard, Marc, mon premier client rappelle juste à ce moment. Je lui réponds les larmes aux yeux. C’est moi la psychothérapeute qui suis censée aider mes clients et c’est moi qui suis déstabilisée. Il vient en rendez-vous et m’avance le prix de la location, l’équivalent de 10 séances. Encore une fois sauvée in extremis. Merci Marc, merci la vie.

Je suis un peu plus calme en répondant au téléphone. Je m’entraîne à déceler ce que la voix au bout du fil désire vraiment, quel est son vrai besoin. À chaque appel, j’ouvre toutes mes antennes. Je dois jouer fin. Je trie uniquement les clients qui ont envie d’être respecté et de se respecter. Il y en a plus qu’on ne croit.  Mais on est en juin, et il faut compter deux ans pour la formation de sexologue qui commence en septembre. Et puis, je voudrais aider beaucoup plus de femmes, et des personnes qui veulent réellement résoudre leur situation, comment les joindre ?

J’ouvre la boîte à lettres et … mon médecin personnel, Docteur Robert, homéopathe, acupuncteur … Oui, j’ai appris en médecine traditionnelle chinoise que les chinois se faisaient vérifier régulièrement pour rester en bonne santé. Alors, encore docile à l’époque, je m’exécute deux fois par an… Docteur Robert qui a suivi mon parcours, m’invite à participer à une formation délivrée par le Docteur Jean-Pierre Willem, chirurgien et anthropologue, fondateur de l’association humanitaire Les médecins aux pieds nus, fondateur de la Faculté Libre de Médecines Naturelles et d’Ethnomédecine. Ce partisan du rapprochement des médecines traditionnelles (chinoise, ayurvédique, phytothérapie, …) avec la médecine conventionnelle occidentale, tout en n’excluant pas les médicaments allopathiques quand ils sont les seuls efficaces, offre aux malades des alternatives naturelles évitant si possible les effets secondaires de la chimie. Une petite salle, rue de la République à Lyon, une vingtaine de médecins et moi, la seule à ne pas détenir le titre de Docteure en médecine. Cette formation est une aubaine. Je parle au Docteur Robert de mes soucis de clientèle. D’une part, pas assez de personnes me demandent pour les psychothérapies et les pratiques antistress et d’autre part, j’ai besoin d’un médecin pour sevrer mes clients quand mon accompagnement leur permettra de se libérer de leurs drogues. Il me présente aux autres médecins qui m’enverront aussi des clients et des clientes et c’est enfin le début d’une longue aventure, de confidences, de respect, d’attentions et de succès parsemés de nouveaux obstacles à surmonter. C’est le jeu de la vie.

 En voulant me libérer du secteur médical, qui avait martyrisé mon père en camp de concentration à Buchenwald et qui, à sa sortie, l’avait utilisé comme cobaye au service d’entreprises pharmaceutiques, j’ai été sauvée par des médecins qui m’ont réconciliée avec la science médicale.

En voulant  me libérer des exigences sexuelles masculines subies par des générations de femmes de ma lignée ascendante, j’ai compris les besoins masculins, acquis leur respect, et réconcilié de nombreux couples.

Aujourd’hui, plus de vingt ans après ces événements, après avoir accompagné des centaines de familles, et même si le monde a changé, que les problématiques ont évolué, j’ai la preuve que toute souffrance peut être le ferment d’une meilleure compréhension de la vie, d’un dépassement personnel et de la construction d’un monde meilleur.

Cet article est le début d’une longue série qui donnera les clés pour choyer son énergie sexuelle et la diriger vers l’amour et la créativité qu’on soit célibataire ou en couple.

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Line Clair

La Communication Intégrative® a pour mission de libérer chaque personne par l'expression, l'acceptation et l'amour de l'entièreté de soi dans des cadres d'épanouissement personnel bénéfiques pour soi et son environnement. J'ai consacré ma vie à la découvrir, l'expérimenter et la perfectionner. C'est l'heure de la transmettre à grande échelle. Nous avons besoin de toutes les personnes qui veulent vivre des relations pacifiées. Merci de votre participation.

  • Christèle dit :

    J’adore ! J’ai encore plus envie de venir te découvrir sur scène

    • Line Clair dit :

      Merci Christèle. Ce sera une belle soirée, avec des personnes très différentes. Nous pourrons ainsi visiter des espaces intimes qui ne se côtoient pas toujours en conscience et cela fait partie du charme.

  • excellent article, passionnant ! Je te souhaite plein de spectateurs, lundi.

    • Line Clair dit :

      Merci Jean-Marc. Ton approche est citée dans la conférence. Elle fait partie des solutions. Très fière de t’inviter dans le projet que je prépare pour l’automne. C’est un honneur.

  • nancy dit :

    j’aime beaucoup ton article. Je suis en massothérapie et le toucher peut être assez éveilleur et un bien-être sous divers forme!

  • Merci Line et bravo pour ce beau parcours de vie.
    Je suis trop loin pour venir t’écouter mais au plaisir de futurs échanges!

  • Dior dit :

    Bonjour Line,
    J’ai adoré lire ton texte. Qu’est-ce que tu nous révèles d’intéressant, sur toi, sur les autres, en termes clairs et précis.
    Je ne pensais pas venir ce soir, c’est bien ce soir ? Mais je vais faire tout mon possible.
    Tu es super, au top, en termes moins bien choisis que les tiens.
    C’est dans l’air du temps de faire des vidéos, mais après avoir lu ton texte, je pense que rien ne remplacera l’écrit.
    Félicitations pour ton chemin, parcouru de rebondissements … intelligents.
    Bises
    Dior

    • line.clair dit :

      Bonjour Dior. Merci beaucoup pour tes appréciations. L’écrit est justement ma voie actuelle et celle que je propose à mes clients, comme objet fini ou comme base pour les prises de paroles de toutes sortes, conférences, spectacles, …

  • MAYOR Brigitte (Brika) dit :

    Faire les finitions, est-ce une fin en soi ? Une faim en soi ? Finir, serait-ce un commencement ? … J’aime tout autant jouer des mots que je suis curieuse d’en savoir plus. Mais Paris est trop loin ! Au plaisir de te lire.

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