Sclérose en plaques : « Enfin je commence à vivre » -

Sclérose en plaques : « Enfin je commence à vivre »

Un immense merci à Sylviane qui m’a fait cadeau de ce magnifique témoignage très généreux .

Il va sans dire, mais peut-être mieux en le disant que pour conserver l’anonymat des soins, Sylviane est le pseudonyme d’une de mes consultantes par ailleurs parfaitement identifiée.

« Atteinte d’une sclérose en plaques depuis 1999

Je m’appelle Sylviane. Je suis atteinte d’une sclérose en plaques depuis maintenant 14 ans officiellement et 19 ans avec le recul des premiers troubles que j’ai eus dès 1999. Obligée, à cause de la progression de la maladie, d’être classée « en invalidité » et licenciée de mon travail, comme on jette un objet qui ne sert plus à rien, à la poubelle ; je me suis d’abord fait suivre par un médecin psychiatre, très gentil, très compétent, mais je me sentais toujours aussi mal, aussi nulle, j’avais toujours cette peur en moi ; peur de la solitude, peur d’être malade, peur des effets secondaires des médicaments… peur de tout. J’étais paralysée par la peur. « Forcez-vous à prendre vos médicaments Madame S. ! » me dit mon psychiatre. Oui, d’accord, mais ça ne m’aide pas…

Livres, psychologues déjà consultés, médecins, je stagnais

Décontenancée, et me sentant très seule dans mes marasmes, je me suis tournée vers la lecture… Des livres très intéressants pour m’aider à me connaître, m’aider à changer, à prendre la vie différemment, mais seule avec mes livres… J’avais l’impression de « stagner », je savais qu’il me fallait une aide complémentaire, l’aide d’une personne. Qui ? ma neurologue, mon psychiatre, mon médecin traitant, ma famille ? Non. J’avais déjà vu un psychologue par le passé mais le travail que j’ai fait avec lui ne m’avait apporté que rancune envers mes parents et idées suicidaires…  Qui alors ? « Il y a du boulot à faire sur vous Madame S. ! » m’a dit un médecin. Oui, d’accord… « Je me sens beaucoup mieux. Merci Docteur ! ».

Mon médecin nutritionniste a changé ma vie. Elle a comblé les carences de mon corps

 Il fallait que je m’en sorte, pour moi… et surtout mes enfants. Je ne vivais que pour eux dans cette léthargie qui n’en finissait pas. J’employais le terme de « survie » me concernant, priant pour vivre et continuer à pouvoir marcher, au moins jusqu’à la majorité de mes enfants. Ayant lu dans mes bouquins que l’alimentation joue un rôle primordial dans cette maladie (contrairement à ce que disent les brochures des laboratoires qui commercialisent les médicaments contre la sclérose en plaques, que j’ai lues dans le cabinet de ma neurologue), j’ai pris rendez-vous avec un médecin micro-nutritionniste. J’ai arrêté les antidépresseurs grâce à ce médecin, qui m’a aidée à manger différemment. Fini le lait de vache et le bon pain… dur pour une gourmande et une normande… mais quel changement physique, et moralement, je me sentais déjà mieux. Mon médecin nutritionniste me suit toujours. Elle a changé ma vie grâce à une alimentation hypotoxique et des compléments alimentaires pour combler les carences de mon corps… mais il me manquait toujours quelqu’un pour m’aider au niveau psychique.

Line comprend ce qui se passe en moi, dès la première rencontre

C’est alors que je rencontre Line, lors d’un cours de piano… rien à voir… et pourtant… en commençant à parler avec Line, je vois qu’elle comprend ce qui se passe en moi, sans me connaître… Elle m’explique qu’elle est coach en santé intégrative, et qu’elle travaille avec la thérapie comportementale et cognitive. Elle ne parle pas de patient, mais de consultant, pour ne pas qu’il y ait de relation de pouvoir du thérapeute sur le patient… Déjà, ça, ça me plaît. Elle me propose un rendez-vous. Qu’aurais-je à perdre ? Cela ne me coûtera pas plus cher qu’un psychologue ou que le psychiatre dont la mutuelle ne rembourse pas le dépassement d’honoraires… Allons-y… tentons l’expérience…

Line a cette douceur, ce talent qui fait qu’on se prête au jeu sans aucun jugement de sa part

La première fois, je me rends, non sans crainte, au cabinet de Line. Line fait « ressortir » différentes parties de ma personnalité, cachées en moi. Me voilà projetée en moi-même… incroyable, je commence à découvrir des faces cachées de ma personnalité… c’est dur et c’est un exutoire incroyable. Line a cette douceur, ce talent qui fait que l’on se prête au « jeu » sans aucun jugement de sa part. C’est la première fois qu’un thérapeute ne me juge pas. C’est la première fois qu’une personne ne me juge pas sur mes angoisses profondes, mes peurs irrationnelles, mon désir de tout contrôler… Alors, on est tenté d’avancer plus loin dans le travail sur soi. Quelle aventure lorsque j’ai dû parler avec ma peur ! J’ai pleuré, mais depuis cette séance, je me sens apaisée avec moi-même et je ne me juge plus. J’arrive à regarder ma peur en face, avec bienveillance, et à la raisonner. Si quelqu’un me fait peur, j’arrive à répondre et à classer l’affaire aussitôt. Je ne me tourmente plus à ressasser les propos de cette personne. Je me sens libre.

Merci Line, merci. Je revis. J’ai réussi à lâcher prise…. Quelle liberté !

Le plus incroyable, c’est lorsque j’ai compris pourquoi j’avais cette maladie. J’ai pris conscience que, ne pas bouger était pour moi très rassurant. Et oui, c’est sûr que si j’étais en fauteuil roulant, je n’aurais plus peur de bouger, je ne prendrais plus de risques… Merci Line. Merci. Je revis. J’ai réussi à lâcher-prise. Le travail n’est pas fini mais j’ai déjà beaucoup avancé sur la connaissance de moi-même, toujours avec cette douceur et cette absence de jugement de la part de Line. Je n’avais jamais été habituée à ne subir aucun jugement. Quelle liberté ! Liberté de répondre aux autres : « ne me jugez pas. Vous ne me connaissez pas. Moi, je me connais ». Je laisse couler. Cela n’a plus d’emprise sur moi. Line m’avait dit  « comptez trois séances pour travailler sur votre peur », et bien voilà, en une seule séance, j’ai affronté cette peur. Je suis normande… il faut que la séance soit rentabilisée…

Aujourd’hui, nous avons terminé le cycle de 5 séances que nous avions prévues au départ.

  • J’ai définitivement consolidé ma relation avec ma peur parce que j’ai découvert avec Line, mes ressources personnalisées pour y faire face.
  • Line donne des points de repères issus de ses connaissances mais ne donne pas de conseils ni de recettes toutes prêtes à appliquer.
  • Elle m’a accompagnée pour fabriquer moi-même ma solution. C’est très motivant. Et c’est pour ça que ça tient dans le temps.
  • En bonus, j’ai amélioré ma relation avec ma famille, découvert que j’avais un pouvoir pour amoindrir mes douleurs et en deux mois et demi, depuis que je rencontre Line, je n’ai pas eu de cystite alors que j’en avais régulièrement.

Merci encore Line, vous avez un réel don pour faire ressortir tout ce qu’on a de bon, de talentueux en nous…. Enfin, je commence à vivre.

J’ai une confiance en moi que je n’ai jamais eue, mais oui « il y a du boulot à faire sur vous, Madame S. ». Pas de problème, c’est Line qui continuera, si elle le souhaite, à m’aider pour que je me connaisse encore mieux et que j’apprenne à vraiment m’aimer. Parce que si je m’aime, je n’ai aucune raison de m’autodétruire…

Line a beau me dire qu’elle ne prétend pas aux miracles, je n’ai plus peur de guérir, plus peur de ne plus me retrouver en invalidité pour faire un métier qui me plaît. J’en ai marre de ce terme « invalidité » qui renvoie au handicap et à l’exclusion sociale, voire aux regards jaloux dénués d’empathie de certaines personnes proches de moi. Et bien oui, si je ne suis pas en fauteuil roulant… c’est que je n’ai rien !! Je ressens maintenant de la compassion pour ces personnes. Les pauvres, elles ne comprennent rien. Ces personnes sont classées aux archives… et oui, comme les vieux objets dont on ne veut plus. J’en suis libérée.

Merci encore Line. Vous avez un réel don pour faire ressortir tout ce qu’on a de bon, de talentueux en nous.

J’ai fait le deuil de ma peur… quel exploit… La peur faisait partie de mon identité, elle a détruit ma vie et bien des personnes en ont joué et m’ont fait du mal.

Faire ce témoignage me permet de clore le sujet. Il me permet de faire ce deuil. Je ne me sens plus obligée de me raccrocher à ma peur dans tout ce que j’entreprends. Allez… Affaire classée, on n’en parle plus. Avant j’y aurais pensé tout le temps. J’avais dit à Line : « Merci, je me sens mieux ». J’ai sous-estimé, je dirais plutôt : « Merci Line. Enfin, je commence à vivre ». »

Line Clair

Ma fonction est de faire entendre des parties de soi qui ne demandent qu'à être reconnues pour nous rendre heureux. Qu'est -ce qui est important pour vous ? Est-ce que ça dépend de vous ?

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